Les enjeux de l’eau

Problème de riches ?

La pollution de l’eau n’est certes pas un problème spécifique aux pays riches mais si les solutions dépendent souvent de la volonté d’agir, elles reposent également sur des moyens financiers en adéquation avec les actions envisagées. Hors, dans les pays en voie de développement, les ressources financières font souvent défaut et les populations de ces régions subissent donc de plein fouet le manque d’accès à une eau saine et sans danger.  

Depuis 2010, l’accès à l’eau potable salubre a été déclaré droit fondamental. Après plus de 15 années de débat et sans pour autant faire consensus, cette résolution a finalement été inscrite par l’ONU dans la charte des Droits de l’homme. On pourrait certes se réjouir d’une telle reconnaissance mais à y bien réfléchir, l’accès à l’eau potable devrait être un droit inné. Ce n’est donc finalement pas une si bonne nouvelle. Aujourd’hui, près de 20 ans plus tard, l’Unicef et l’OMS rappellent que plus de 2 milliards d’êtres humains, soit 30% de la population mondiale ne bénéficient toujours pas de ce droit et que 60% ne disposent pas de services d’assainissement appropriés. Le Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, déclarait alors qu’« Avoir accès à l’eau salubre, à l’assainissement et à l’hygiène à domicile ne devrait pas être un privilège exclusivement réservé aux riches vivant en milieu urbain ».

« L’eau est l’organe du Monde »

Ces paroles prononcées en 1942 par le philosophe Gaston Bachelard, prennent encore plus de sens de nos jours. L’eau est au cœur de la vie. Nous en sommes faits et ne pouvons vivre sans elle. Les déclarations en sa faveur ne manquent pas et les études, les actions à travers le monde se multiplient pour préserver ce bien précieux dont chacun devrait être en droit de disposer librement. Les aides sont souvent basées sur une contribution financière et doivent s’accompagner de transferts des technologies appropriées pour parvenir à réduire les inégalités.

Hélas, la réalité des statistiques et rapports ne cesse de prouver que tous ces efforts demeurent insuffisants. 80% des maladies dans les pays du Sud sont dues au manque d’accès à l’eau potable. Cette carence, cumulée aux faiblesses en matière d’assainissement, cause la mort de 3 millions de personnes par an et d’un enfant toutes les trois secondes. La diarrhée est la 2ème cause de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans et chaque année, près de 1,5 millions d’enfants en meurent, alors qu’un assainissement approprié et le traitement des eaux polluées pourrait réduire ce fléau d’un tiers. Sans parler du fait que l’élevage industriel monopolise 80% des terres cultivables – des terres qui pourraient nourrir toutes les populations affamées du monde si on y cultivait des céréales pour les humains, plutôt que du mais transgénique destinés aux animaux de boucherie. 

Le loto au secours de l’eau

Et pourquoi pas ? Si un tel scénario est loin de refléter une réalité, un petit pas suffirait pour qu’il devienne vérité. À l’origine, un certain nombre de loteries à travers le monde avaient été créées pour contribuer au bien commun. Une partie des bénéfices liés à la vente des billets participe encore de nos jours au financement d’œuvres caritatives : éducation, développement des arts, de la culture, du sport, actions en faveur de l’emploi. Les sommes récoltées viennent également en aide aux plus démunis, aux jeunes, aux personnes en situation précaire, etc. D’autres sociétés organisatrices de jeux de hasard apportent leur soutien à des associations ou subventionnent des projets de développement. Certaines disposent même de leur propre fondation. Cependant, trop peu parmi toutes les loteries nationales qui sont de surcroit désormais disponibles en ligne aux joueurs du monde entier, affichent leur implication dans les causes environnementales. Et si cela changeait ?

L’Euromillions par exemple, proposé dans 12 pays européens parmi les plus riches de la planète, concerne plus de 360 millions de personnes. La Française des jeux, gestionnaire des loteries de l’hexagone, pourrait s’engager pour qu’une partie de ses bénéfices soit destinée à la préservation de la qualité de l’eau, partout où cela s’impose. Les organismes pairs des 11 autres pays proposant l’Euromillions, pourraient faire de même.  

Joueurs philantropes

Par ailleurs, si les fabuleux jackpots peuvent changer la vie de quelques individus, ils pourraient tout autant transformer radicalement celle de bien d’autres encore. Miser le minimum à l’Euromillions, soit 2,50 euros par grille, en jouant de chez soi,  en ligne sur l’une des plateformes sécurisées ne nécessite ni effort, ni risque. Jouer sur Internet à une loterie américaine  ou même néo-zélandaise est devenu si simple, les frontières sont tombées et chaque gagnant peut également contribuer à son niveau : devenir mécène d’une cause d’intérêt général, soutenir des projets liés la défense de l’environnement ou des animaux – et beaucoup le font heureusement! 

Cette cause et cette nécessité dépassent les frontières car n’oublions pas que la préservation de l’eau est la meilleure garantie de la paix dans le monde. Alors s’il faut jouer au loto en ligne pour changer le monde, pour améliorer la qualité de vie de tous les habitants de la planète, il n’y a plus aucune raison d’hésiter!